
ZAZIE DANS LE MÉTRO – France – 1960 – 1h29 – Couleurs
Zazie, une fillette espiègle venue à Paris, rêve de prendre le métro, mais celui-ci est en grève. Son oncle Gabriel l’emmène alors découvrir la ville, déclenchant une succession de rencontres cocasses et de situations délirantes.
Zazie dans le métro est une comédie farfelue adaptée du roman de Raymond Queneau. Dès les premières minutes, le film annonce son programme : refuser le réalisme. « La Nouvelle Vague, elle t’emm**** » comme dit si bien Zazie avec sa logorrhée effrontée.
Adaptant l’univers verbal et anarchique de Queneau, Louis Malle transforme Paris en un terrain de jeu surréaliste où l’image ainsi que le montage deviennent eux-mêmes des sources de gag : accélérés, ralentis, ruptures de ton, effets « cartoonesques ». Le métrage mêle humour, satire sociale et expérimentation visuelle pour célébrer l’esprit irrévérencieux de l’enfance. Cette nouveauté formelle peut aussi dérouter. Le récit éclaté, l’absurde et la surenchère donnent parfois l’impression d’un chaos volontaire, où la cohérence passe au second plan.
Avec le temps, Zazie dans le métro apparaît comme un objet cinématographique audacieux : une observation joyeuse sur le langage, le cinéma et la liberté d’expression. Une fable loufoque aussi insolente que son héroïne.
Nima Rafighi
| Réalisation : | Louis Malle |
|---|---|
| Scénario : | Scénario : Louis Malle, Jean-Paul Rappeneau d’après le roman de Raymond Queneau |
| Photographie : | Henri Raichi |
| Montage : | Kenout Peltier |
| Décors : | Bernard Evein, assisté de Marc Frédérix |
| Musique : | André Pontin, Fiorenzo Carpi – |
| Production : | Louis Malle (Nouvelles Éditions de Films) |
| Interprètes : | Catherine Demongeot, Philippe Noiret, Hubert Deschamps, Carla Marlier, Annie Fratellini, Vittorio Caprioli, Jacques Dufilho, Yvonne Clech |
