19/11/2026 – LE PROCÈS

LE PROCÈS – France – 1962 – 2h – N&B

Josef K se réveille un matin avec des inspecteurs de police dans sa chambre. Ils le mettent en arrestation et procèdent à une perquisition. Ils refusent de lui dire de quoi il est accusé. Sa logeuse et sa voisine de chambre ont un comportement étrange, soupçonneux et accusateur. Josef K se met en quête de savoir de quoi on laccuse. Il se retrouve dans un gigantesque et étrange bâtiment pour linstruction judiciaire qui ressemble à un meeting. Il erre dans les arcanes de la justice, de couloirs interminables en bureaux poussiéreux. Confronté à un avocat véreux et à son assistante, il napprend rien sur les charges qui laccablent sinon que le piège qui sest refermé sur lui est inéluctable et que toute résistance semble vaine.

Le film est une adaptation de l’œuvre de Franz Kafka. En 1962, Orson Welles est rejeté de partout et passe son temps à fuir les créanciers. Par chance, il rencontre un couple de producteurs, les Salkind père et fils, qui lui propose ce film en coproduction avec la Yougoslavie (Zagreb) et l’Italie (Rome).

Mais au moment de tourner, il n’y a plus d’argent pour les décors indispensables. Presque par hasard, Welles découvre, à côté de son hôtel, la gare d’Orsay désaffectée. Cela va devenir le lieu principal et emblématique du film, incarnant la nostalgie et le désespoir de l’attente, de la lutte contre la bureaucratie, un lieu hanté par les réfugiés.

Welles considérait avoir réalisé un film drôle. Cette satire tragique sur la force de la loi et le sentiment de culpabilité est un exemple parfait de l’humour noir.

Henri Talvat

Réalisation :Orson Welles
Scénario :Orson Welles d’après le roman de Franz Kafka
Photographie :Edmond Richard
Montage :Yvonne Martin, Orson Welles
Décors :Jean Mandaroux, assistés de Jacques d’Ovidio et Pierre Tyberghien
Musique :Jean Ledrut
Production :Yves Laplanche, Alexander Salkind
Interprètes :Anthony Perkins, Orson Welles, Romy Schneider, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli, Madeleine Robinson, Suzanne Flon, Akim Tamiroff, Fernand Ledoux