11/12/2025 – GILDA

Gilda – USA – 1946 – 1h50 – N&B

Sauvé d’une mort certaine par Ballin Mundson et sa canne-épée, Johnny Farrell devient son associé dans la gestion d’un casino. Gilda, ex-compagne de Farrell, est la nouvelle épouse de Ballin qui tente d’organiser le monopole du commerce du tungstène.

Comme dans la grande majorité des films noirs de l’époque (et des romans de la même couleur), l’action est narrée et commentée en voix off par le personnage central. L’attention la plus absolue du spectateur est requise car chaque phrase du dialogue (et du commentaire) en dit plus dans le non-dit que dans l’explicite. Un de ces films mythiques du cinéma hollywoodien dont toujours l’on entend parler et que jamais l’on ne voit. La plus grande réussite de la firme Columbia. Le film noir le plus noir de tous les films noirs. Le film le plus érotique de tous les films érotiques.

Par ailleurs, et dans une toute autre conception de la vie et du monde, Alexandre Astruc, dans L’Écran Français du 3 juin 1947 écrivait : « ces fourreaux de soie noire, ces gants roulés jusqu’au coude, ces bottes de cuir bouilli ont une fonction précise : ils dépouillent la femme de tout caractère humain pour en faire un objet ».

Put the Blame on Mame.

Maurice Roméjon

Réalisation :Charles Vidor
Scénario :Jo Eisinger, Marion Parsonnet et Ben Hecht, d’après une histoire de E.A. Ellington
Photographie :Rudolph Maté
Montage :Charles Nelson
Décors :Robert Priestley
Musique :Hugo Friedhofer
Production :Virginia Van Upp, pour Columbia Pictures
Interprètes :Rita Hayworth, Glenn Ford, George Macready, Joseph Calleia, Steven Geray, Joe Sawyer, Gerald Mohr, Ludwig Donath